Ce qui frappe dans la vie, comme dans la campagne du président-candidat, c’est avec quelle régularité une image chasse l’autre. Le plus souvent sur son impulsion, d’autres fois sans qu’il en puisse mais.
Ainsi de cette triste prestation à Bayonne ! On se souvient, il y a quelques jours, de la mise en scène de son arrivée à pied à son Q.G. de campagne. Personne n’était dupe du fait qu’il s’était fait déposer en voiture un peu plus loin et que les services de sécurité étaient sur les dents. D’autant que l’on sait avec quel soin sont choisies les "foules spontanées" qui égayent les arrière-plans de ses visites officielles. Or, hier, il fut chahuté à Bayonne au point de devoir se réfugier dans un bar avec sa cour.
Il se voyait surfant sur la vague, sans prendre garde à choisir le bon spot ! Sans doute a-t-il cru que les habitants du lieu s’appellent les Bâillonnés ? Ce qui expliquerait d’une certaine façon qu’il y ait rencontré des baïonnettes… Lui qui n’avait pas su régler le problème du nationalisme en Corse lorsqu’il était ministre de l’Intérieur semble raviver le nationalisme Basque comme qui rigole. Même avec son éternel sourire ironique éteint pour le coup.
Il s’en sort piteusement en répétant le mot "voyou" qu’il a tendance à mettre à toutes les sauces, amalgamant au passage militants socialistes et indépendantistes. On dirait Christian Vanneste comptant les homosexuels à l’UMP. Tout d’un coup, il importe moins de savoir si l’on a en face de soi des militants d’une cause précise ou leur appartenance collatérale à un groupe plutôt qu’à un autre. Chassez le naturel, il revient au galop : une fois de plus, il s’agit de diviser, de trier, de stigmatiser.
Gageons que la proportion de sympathisants UMP et PS doit se valoir dans les rangs des nationalistes de toutes régions. Régalons-nous à l’idée qu’un journal futé fasse exécuter un sondage pour savoir quel a été le vote des nationalistes basques à la dernière présidentielle et qu’il montre à quel point cette petite phrase était mal venue.
Une image chassant l’autre, hier nous avons vu à Bayonne une vraie foule exprimer ce qu’elle pense. C’était devenu si rare depuis cinq ans dans l’entourage du président qu’on se dit que décidément, comme dirait l’autre, « le changement, c’est maintenant ! »
Ainsi de cette triste prestation à Bayonne ! On se souvient, il y a quelques jours, de la mise en scène de son arrivée à pied à son Q.G. de campagne. Personne n’était dupe du fait qu’il s’était fait déposer en voiture un peu plus loin et que les services de sécurité étaient sur les dents. D’autant que l’on sait avec quel soin sont choisies les "foules spontanées" qui égayent les arrière-plans de ses visites officielles. Or, hier, il fut chahuté à Bayonne au point de devoir se réfugier dans un bar avec sa cour.
Il se voyait surfant sur la vague, sans prendre garde à choisir le bon spot ! Sans doute a-t-il cru que les habitants du lieu s’appellent les Bâillonnés ? Ce qui expliquerait d’une certaine façon qu’il y ait rencontré des baïonnettes… Lui qui n’avait pas su régler le problème du nationalisme en Corse lorsqu’il était ministre de l’Intérieur semble raviver le nationalisme Basque comme qui rigole. Même avec son éternel sourire ironique éteint pour le coup.
Il s’en sort piteusement en répétant le mot "voyou" qu’il a tendance à mettre à toutes les sauces, amalgamant au passage militants socialistes et indépendantistes. On dirait Christian Vanneste comptant les homosexuels à l’UMP. Tout d’un coup, il importe moins de savoir si l’on a en face de soi des militants d’une cause précise ou leur appartenance collatérale à un groupe plutôt qu’à un autre. Chassez le naturel, il revient au galop : une fois de plus, il s’agit de diviser, de trier, de stigmatiser.
Gageons que la proportion de sympathisants UMP et PS doit se valoir dans les rangs des nationalistes de toutes régions. Régalons-nous à l’idée qu’un journal futé fasse exécuter un sondage pour savoir quel a été le vote des nationalistes basques à la dernière présidentielle et qu’il montre à quel point cette petite phrase était mal venue.
Une image chassant l’autre, hier nous avons vu à Bayonne une vraie foule exprimer ce qu’elle pense. C’était devenu si rare depuis cinq ans dans l’entourage du président qu’on se dit que décidément, comme dirait l’autre, « le changement, c’est maintenant ! »
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