J’éprouve un certain malaise et des sentiments bien mitigés au sortir de ma lecture de J’apprends l’hébreu de Denis Lachaud. J’avais précédemment apprécié Le vrai est au coffre et J'apprends l'Allemand, or c’est une véritable déception et un malaise certain qui m’attendaient ici.Je voudrais pouvoir sans remords dire du mal de ce roman que je trouve à la fois mal écrit et mal construit, auquel j’avais l’impression de ne rien comprendre en le lisant, au point de me dire en rapport avec le titre que tout cela était de l’hébreu pour moi. Mais ce n’est pas aussi simple.
En effet, lorsqu’un livre est vraiment mauvais, il suffit de le refermer et de l’oublier dans un coin. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Comme malgré moi, je me suis accroché. Était-ce à un espoir ou à une curiosité ? Quoi qu’il en soit, je suis allé jusqu’à la fin. Une fin qui n’éclaire pas tout, loin de là !
Tout cela est très obscur. Gratuitement obscur. On a l’impression d’être devant une coquille vide, maladroitement ouvragée, avec une sorte de naïveté qui la rend touchante et nous y attache davantage par compassion que par adhésion véritable. On s’agace des lieux communs, de cette histoire qui ne démarre ni dans un sens ni dans l’autre, des pistes dont on subodore qu’elles auraient pu mener à une œuvre si différente et pour tout dire excellente.
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