dimanche 29 janvier 2012

Une chancelière envahissante

1870, 1914, 1939, 2012… Décidément, les Allemands ont tendance à se croire chez eux en France !

Je suis particulièrement choqué et effaré par les déclarations de Hermann Gröhe, secrétaire général de la CDU, annonçant que « Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps. » Que ce parti soutienne le président français sortant, je peux le comprendre et l’accepter bien volontiers. En revanche, que la chancelière allemande en exercice s’immisce dans les affaires internes d’un pays européen me semble largement passer les bornes.

Il serait peut-être temps de faire comprendre à ces gens-là – les politiciens – que les peuples n’ont pas encore totalement abdiqué l’idée de souveraineté. La présidentielle Française est une affaire franco-française. Ceci d’autant plus que le président sortant se montrant farouchement opposé au vote des étrangers lors des élections locales, on ne voit guère comment il justifierait de s’afficher avec sa partenaire allemande dans ses meetings électoraux.

La réalité de tout cela, c’est que le presque candidat se complaît et se vautre dans la crise qui est devenue son meilleur et seul atout pour tenter d’enrayer la débâcle. Il se pourrait que ceci s’avère improductif au bout du compte. La présence de Mme Merkel à ses côtés ne devrait-elle pas s’interpréter comme un marquage à la culotte, la volonté de surveiller les propos d’un élément incontrôlable qu’elle a pris l’habitude de ramener dans le droit chemin depuis des années ?