Ce dont souffrent les éditeurs de nos jours, à tous les sens du terme, c’est d’un profond manque de correction. L’absence ou le manque de professionnalisme des correcteurs fait que nous nous retrouvons avec en main des livres truffés de fautes, coquilles et autres manquements qui, à l’arrivée, sont la marque d’un total manque de correction à l’égard des lecteurs !
Si encore cet état de fait ne concernait que de petits éditeurs sans moyens ! Mais ce laxisme est maintenant généralisé, les grandes maisons n’échappent pas à ce chaos. Il faudrait avoir le courage de lire un livre le crayon à la main afin de noter toutes ces scories qui entravent nos lectures et d’en souligner le volume et la portée.
Un parfait exemple parmi les plus récents est sans conteste le dernier livre de Jacques Attali publié par les éditions Fayard. C’est inimaginable ! Entre les mots en trop, les mots manquants, les articles masculins accompagnant les mots féminins et inversement, les coquilles typographiques montrant une méconnaissance des règles de base, on se demande si nous sommes victimes d’hallucinations visuelles ou si nous lisons bien ce qui est écrit. Alors il faut revenir en arrière, relire la phrase ou le passage, une fois, deux fois… Oui, nous avions bien lu dès le départ, ce ne sont pas nos yeux qui ont besoin d’être nettoyés, c’est le texte !
Plus que du négligé, c’est de négligence qu’il s’agit. C’est ce qui est intolérable. N’y a-t-il pas – ou ne devrait-il pas y avoir – quelque chose de sacré dans l’écrit ? L’écrit qui reste, celui qui se fige, gravé dans le papier comme dans le marbre… La défense de la langue, la préservation de la syntaxe, ne sont-elles pas implicitement des devoirs moraux pour ceux qui font profession de diffuser la culture ? Ce n’est pas parce que le communiqué de presse de l’Élysée à l’occasion de la mort de Danièle Mitterrand comportait six fautes en onze lignes qu’il faut que l’édition se sente dédouanée et autorisée à suivre cette pente néfaste.
Si encore cet état de fait ne concernait que de petits éditeurs sans moyens ! Mais ce laxisme est maintenant généralisé, les grandes maisons n’échappent pas à ce chaos. Il faudrait avoir le courage de lire un livre le crayon à la main afin de noter toutes ces scories qui entravent nos lectures et d’en souligner le volume et la portée.
Un parfait exemple parmi les plus récents est sans conteste le dernier livre de Jacques Attali publié par les éditions Fayard. C’est inimaginable ! Entre les mots en trop, les mots manquants, les articles masculins accompagnant les mots féminins et inversement, les coquilles typographiques montrant une méconnaissance des règles de base, on se demande si nous sommes victimes d’hallucinations visuelles ou si nous lisons bien ce qui est écrit. Alors il faut revenir en arrière, relire la phrase ou le passage, une fois, deux fois… Oui, nous avions bien lu dès le départ, ce ne sont pas nos yeux qui ont besoin d’être nettoyés, c’est le texte !
Plus que du négligé, c’est de négligence qu’il s’agit. C’est ce qui est intolérable. N’y a-t-il pas – ou ne devrait-il pas y avoir – quelque chose de sacré dans l’écrit ? L’écrit qui reste, celui qui se fige, gravé dans le papier comme dans le marbre… La défense de la langue, la préservation de la syntaxe, ne sont-elles pas implicitement des devoirs moraux pour ceux qui font profession de diffuser la culture ? Ce n’est pas parce que le communiqué de presse de l’Élysée à l’occasion de la mort de Danièle Mitterrand comportait six fautes en onze lignes qu’il faut que l’édition se sente dédouanée et autorisée à suivre cette pente néfaste.
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