Dans Le Grand Remplacement, Renaud Camus réunit les textes de trois interventions publiques et un entretien pour Le Nouvel Observateur, autour d’un thème qui lui est cher : le remplacement progressif – quoiqu’accéléré – du peuple français originel.L’état des lieux qu’il dresse mériterait sans conteste un débat, hélas on voit bien que cela est impossible. Nous sommes au-delà du politiquement correct et le sujet est trop passionnel pour qu’une véritable réflexion de fond puisse se faire sereinement. On voit bien ce que cela donne lorsque Marine Le Pen ou Claude Guéant s’emparent du sujet.
Pour polémique qu’il soit, le propos est ici plutôt posé et l’auteur s’ingénie à convoquer quelques grands noms pour des citations parfois dérangeantes : le Général de Gaulle, Georges Bernanos, Houari Boumédiène, Chateaubriand.
Lisant ces textes, on essaye d’être neutre afin de se faire une opinion dépassionnée. On veut bien écouter les arguments avancés, prendre en considération la thèse catastrophiste de l’auteur. Mais il est difficile de ne pas se dire qu’il manque quelque chose à tout cela, et bien sûr l’on pense à l’exposé d’une solution concrète.
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