dimanche 27 novembre 2011

Démission

À l’égal du suicide, la démission est un acte unilatéral et définitif. Je ne comprends pas pourquoi, dans ces conditions, l’on s’obstine à nous dire que la démission de tel ou telle « a été acceptée » ou « n’a pas été acceptée ».

En réalité, je ne le comprends que trop ! Il s’agit de nier à l’extrême le libre-arbitre de chacun. Suicide ou démission sont la transgression ultime de l’ordre de soumission permanente qui nous est adressé. Quoi, nous échapperions au contrôle que l’on s’arroge sur nous ? Mais c’est inacceptable !

Partant de là, il y a quelques petits malins pour qui le chantage à la démission est une stratégie. On dépose une lettre sur le bureau de son supérieur afin qu’il vienne lui-même vous la rendre en disant qu’il n’est pas question de cela. Et c’est souvent l’occasion de vérifier ce que j’évoquais plus haut au sujet du contrôle suprême : le supérieur en question enregistre alors cette décision qui ne l’arrange que trop.

On retrouve le même problème au niveau de l’État. Combien de ministres entendons-nous régulièrement pester contre la démission de certains parents. Et, pour le coup, on voit bien qu’ils n’en peuvent mais devant ce désengagement effectif…