Je plaisante, mais à peine… Ce qui m’exaspère, au-delà du spectacle merveilleux que chacun peut – ou non – apprécier, c’est le coût de la chose. Combien de centaines de milliers, voire de millions d’euros, partent-ils ainsi en fumée chaque année pour la Fête nationale, et cette année encore alors même que nous sommes au cœur d’une crise économique sans précédent ?
Nous n’avons pas le premier centime à aligner pour aider les plus démunis, des gens couchent sous les ponts malgré qu’ils ont un travail et un salaire régulier, mais nous pouvons gaspiller pour célébrer ce qui n’est au fond qu’un non-événement… La prise de la Bastille, la mise à terre d’une prison vide dans laquelle n’étaient enfermés, de toute façon, que des gens bien loin du peuple révolté…
Je ne parlerai même pas du défilé militaire traditionnel. De cette mascarade inutile dont on se demande encore qui peut avoir du temps à perdre pour y assister ou la regarder en direct à la télévision. Pour donner une idée de ce que j’en pense, disons que cela présente pour moi autant d’intérêt que les obsèques intergalactiques d’un chanteur pop dont on ne savait plus exactement la couleur d’origine. Noir ou blanc ? Blanchi en tout cas à coups – et à coût – de millions de dollars par une justice sur laquelle on ne miserait pas un cent !
C’est une grande calamité que cette propension des peuples à se satisfaire des jeux et des spectacles pour éviter de pousser trop loin la réflexion. Je pense notamment à ces pauvres Britanniques dont le surendettement n’est pas prêt de se tarir après la tricherie sur le montant de la facture de l’organisation des jeux olympiques de Londres en 2012. Il y aurait là matière à révolte, pourtant – contre toute attente – on ne trouve que consensus fataliste.
Nous n’aurons bientôt plus de quoi nous payer du pain, cependant il ne faut pas compter sur un élan révolutionnaire, c’est bien la preuve que tout part en brioche !
Nous n’avons pas le premier centime à aligner pour aider les plus démunis, des gens couchent sous les ponts malgré qu’ils ont un travail et un salaire régulier, mais nous pouvons gaspiller pour célébrer ce qui n’est au fond qu’un non-événement… La prise de la Bastille, la mise à terre d’une prison vide dans laquelle n’étaient enfermés, de toute façon, que des gens bien loin du peuple révolté…
Je ne parlerai même pas du défilé militaire traditionnel. De cette mascarade inutile dont on se demande encore qui peut avoir du temps à perdre pour y assister ou la regarder en direct à la télévision. Pour donner une idée de ce que j’en pense, disons que cela présente pour moi autant d’intérêt que les obsèques intergalactiques d’un chanteur pop dont on ne savait plus exactement la couleur d’origine. Noir ou blanc ? Blanchi en tout cas à coups – et à coût – de millions de dollars par une justice sur laquelle on ne miserait pas un cent !
C’est une grande calamité que cette propension des peuples à se satisfaire des jeux et des spectacles pour éviter de pousser trop loin la réflexion. Je pense notamment à ces pauvres Britanniques dont le surendettement n’est pas prêt de se tarir après la tricherie sur le montant de la facture de l’organisation des jeux olympiques de Londres en 2012. Il y aurait là matière à révolte, pourtant – contre toute attente – on ne trouve que consensus fataliste.
Nous n’aurons bientôt plus de quoi nous payer du pain, cependant il ne faut pas compter sur un élan révolutionnaire, c’est bien la preuve que tout part en brioche !

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